Histoire
La colonisation du territoire marcellinois débute au milieu du 18ème siècle. Fréquenté pour ces ressources forestiers, fauniques et agricoles, les premiers colons connaissent une vie difficile et c’est vraisemblablement à partir de 1872 qu’ils s’installent à Petit-Marcellin. Une dizaine d’années plus tard, la mission de Saint-Marcellin est fondée et sera reconnue en 1921. La municipalité de Saint-Marcellin fut nommée ainsi, en l’honneur du pape Marcellin (pape de 296 à 304). Le territoire de la municipalité de Saint-Marcellin couvre une partie des cantons de Ouimet, Neigette et Macpès.
Après une vaste campagne de travaux publics initiée par le gouvernement c’est à la veille des années 1940 que Saint-Marcellin prend véritablement l’allure d’un lieu central communautaire. Dès lors, la municipalité compte un centre de services centralisé avec garage, magasins généraux et petits restaurants. L’essor de la municipalité se poursuit et dès la fin des années 1960, les Marcellinois et Marcellinoises se dotent des diverses infrastructures, d’un lieu de rencontre communautaire majeur et d’un comité qui veille à l’organisation et à l’administration des loisirs.
Les germes des États généraux du monde rural sont bien palpables avec la mise en place de comités de citoyens et de corporations de développement de Saint-Marcellin, au milieu des années 1980 et 1990. En 1995, émerge l’Association de gestion environnementale et récréotouristique du Lac noir (AGERT) qui voit le jour dans une optique très post-moderne.
La reconquête de la dignité entre 1998 et 2000 se poursuit par l’élaboration de projets de développement visant à répondre à des besoins locaux spécifiques, à donner plus de fierté à la communauté et favoriser la circulation de l’information. C’est ainsi qu’est construit un parc pour enfant au village, qu’un terrain de jeu est mis sur pied, que le concours d’embellissement Village fleuri est lancé et que l’on créer un journal local, Le Marcellinois, pour faciliter la transmission de l’information et la communication.
Quelques événements à retenir
XIXe siècle
Fréquentation du territoire par des chasseurs et pêcheurs;
1872
1886
1899
1921
- Érection canonique de la paroisse Saint-Marcellin (13 mai);
- Construction du presbytère-chapelle qui sert aussi de salle paroissiale (incendié au tournant des années 1980);
1924
Constitution de la Municipalité civile de Saint-Marcellin (9 novembre);
1938
1942
1953
« Première patinoire à St-Marcellin chez Jean-Louis Labbé »;
1956
- Construction d’une nouvelle école au village, en face de l’église;
- Édification du pavillon Notre-Dame de Saint-Marcellin qui modernise physiquement le village;
1960
Printemps 1967
Première édition du carnaval à Saint-Marcellin;
1975
Transformation du presbytère-chapelle en résidence pour personnes âgées;
Début 1980
Annexion du bureau municipal au garage municipal, à côté de l’église;
Fin 1980
Fermeture de l’école primaire;
Début 1990
1996
1997
Milieu 1990
Mobilisation populaire qui force la réouverture de l’école dont l’ADSM prend part;
1998
2000
2001
2006
2009
2011
Portrait socio-économique
Saint-Marcellin est une municipalité en revitalisation économique bien connue pour sa forte mobilisation et sa solidarité populaire. C’est l’endroit, en dehors de Rimouski, où le niveau de scolarisation est le plus élevé.
La plupart des résidents de Saint-Marcellin travaillent, à Mont-Joli, Saint-Gabriel, Sainte-Blandine et surtout à Rimouski, situé à une trentaine de minutes de la municipalité. Les professions les plus fréquentes sont les métiers reliés aux services. On compte un certain nombre d’entreprises liées à l’acériculture et un bon nombre de propriétaires forestiers sur le territoire de la municipalité. La foresterie (coupe de bois en terres privées), le tourisme (Feste Médiévale et camp éducatif) ainsi que la villégiature constituent les principales accises économiques de la municipalité. Ainsi, Saint-Marcellin se positionne comme banlieue de Rimouski avec des gens qui se construisent des résidences permanentes le long des lacs. On peut penser au Lac-Noir, Fortin, à la Truite, etc.
Dossiers prioritaires
Attirer de nouvelles familles à Saint-Marcellin (consolidation et développement des services et développement résidentiel); Proximité de Rimouski, tissu social extrêmement dynamique, qualité de l’air, couvert forestier dense, espace, nombreux lacs, propriétés à faible coût;
Mettre en place des services de proximité communautaires alternatifs en lien avec le concept de la Feste médiévale;
Aménager l’église acquise par la Municipalité en 2012 pour en faire un cadre de rencontre communautaire central (centre communautaire polyvalent) (2014-2016).
Paysages
« Le-Plateau-de-Saint-Marcellin » est caractéristique du Haut-Pays de la MRC Rimouski-Neigette où la forêt domine nettement le paysage. Aujourd’hui, le village de Saint-Marcellin, juché sur une des nombreuses collines caractérisant cette famille, domine le paysage habité. Le lac Noir, situé au centre du « Plateau-de-Saint- Marcellin », est densément entouré d’une zone de villégiature qui occupe tout le pourtour du lac et qui comprend chalets, résidences et quelques bâtiments patrimoniaux. Ailleurs, le paysage est dominé par la forêt et les plantations. Malgré la présence de friches et de plantations qui contribuent à la fermeture des paysages des fonds de vallées, « Le-Plateau-de-Saint-Marcellin » possède des points de vue élevés sur les collines alentour et sur le Mont-Comi.
